La nouvelle

Définition donnée par wikipédia : "Une nouvelle ne porte que sur un événement et n'a pas de temps de repos pour le lecteur (...) Une nouvelle possède plusieurs caractéristiques qui poussent à sa brièveté : contrairement au roman, elle est centrée sur un seul événement. Les personnages sont peu nombreux et sont moins développés que dans le roman. La fin est souvent inattendue, et prend la forme d'une « chute » parfois longue de quelques lignes seulement."

La clef qui donne le "la"

Les vacances n'en finissaient plus d'arriver. Ernst avait énormément travaillé et se sentait épuisé. Il avait hâte d'y être enfin pour savourer le séjour à la montagne que Natacha avait proposé dès le mois de février : «Si on va à la mer, il y aura toujours le stress, le monde, les plages bondées...» Il avait approuvé. Deux ans de suite qu'ils y allaient, à la mer...
Leurs recherches les avaient conduit dans le Jura. Mijoux était une station très fréquentée en hiver, mais beaucoup plus calme en été. Il avait épluché les petites annonces et y avait trouvé un studio à louer. Un aller-retour rapide en une journée lui avait suffit pour visiter et confirmer la location. Pour elle, qui avait eu l'occasion d'y séjourner dans sa jeunesse, la perspective de ce séjour revêtait un caractère inespéré, une plongée inattendue dans l'univers de son enfance. Elle avait alors commencé à cocher les jours qui les séparaient des vacances, sur le calendrier de la cuisine.
Bon gré, mal gré, ce samedi de juillet avait fini par arriver. Les facultés d'organisation dont elle savait faire preuve se révélèrent précieuses, car lui n'en pouvait plus. «Je m'occupe de tout, tu n'auras plus qu'à conduire», lui avait-elle dit. Elle détestait conduire et se débarrassait autant que possible du volant dans les mains des autres.
Les bagages étaient prêts lorsqu'il rentra du travail. Les ranger dans le coffre fut l'affaire de quelques instants. Ils prirent le temps de se reposer, de manger et partirent en début de soirée. Elle était très excitée, mais lui se concentrait sur la route. Ils pourraient décompresser à loisir une fois arrivés.

Il gara la voiture dans l'emplacement réservé aux environs de trois heures du matin. Les cernes, autour de ses yeux, étaient sans équivoque. Il se frotta la nuque avec lassitude. Dans le regard de Natacha, il y avait de la compassion, mêlée de joie, quand elle dit en lui posant la main sur la cuisse :
«- On est arrivé, mon chéri ! Prêt pour une semaine de repos ?
Il lui répondit par un sourire :
- On va tenter de ne pas faire trop de bruit en montant...
- Il n'y a qu'à prendre le minimum de bagages, on viendra décharger le reste demain... Je prend la lampe de poche, elle est dans la boite à gants...
- Et moi, j'ai les clefs, dit-il en les exhibant de sa poche avec une grandiloquence feinte. Attend que je me souvienne... la petite ouvre la porte de l'immeuble, et la grande celle de l'appartement...»
Ils grimpèrent l'escalier jusqu'au palier du deuxième étage.
«- Sésame, ouvre-toi ! Fit-il avec une grosse voix en poussant la porte. Il s'effaça, faisant une large courbette à Natacha qui entra en jouant le jeu.
- Merci mon brave...»
Les consignes étaient affichées sur le mur.
«- Le compteur d'eau se trouve dans le couloir, le compteur électrique, au-dessus du coin cuisine... Lut-elle en s'éclairant de la lampe.
- Clac ! Et la lumière fut !.. Il fait 20m2 de surface, c'est modeste...
- C'est une suite grand luxe ! Répondit-elle en affectant un air scandalisé. Puis elle se jeta à son cou dans un élan spontané : Vive les vacances ! Je t'aime, mon héros !»


Ils s'éveillèrent tôt. Natacha voulait profiter de chaque instant qui s'offrait à eux. Ils prirent le petit déjeuner devant la baie du balcon ouverte ; la vue sur la charmante station de montagne était imprenable.
«- Verdure, air pur, silence... tout est réuni, c'est vraiment paradisiaque ! Fit-elle en inspirant un grand bol d'air.»
Ernst avait un peu de mal à émerger, de son côté. Elle se leva, débarrassa la table et étala une carte dessus. Elle ressemblait à un général d'état-major dévoilant sa stratégie, en exposant ses projets :
«- J'ai prévu plusieurs marches. Regarde : j'ai balisé les itinéraires sur la carte. Nous sommes au village qui est à 1 200 mètres d'altitude. Par ce chemin, on se rend au col de la Faucille : 1300m. Et si on continue, on peut se rendre au col de Mont-Rond, 1 600 m... le site est superbe, on ne peut pas faire l'impasse dessus : par beau temps, on voit le Mont Blanc ! De ce côté, il y a le chalet du cabaret, une rando intéressante...» S'interrompant, elle le regarda : «Mais on va attendre demain pour commencer les marches...»
Les yeux mi-clos au-dessus du bol qu'il tenait d'une main, immobile, Ernst semblait avoir l'esprit embrumé et n'écoutait manifestement pas.
«- Il faut que tu récupères du voyage d'abord... Aujourd'hui, c'est repos total ! On va juste aller faire un tour pour prendre nos marques dans le village !»
- Il est comment, en été ? Fit-il, revenant à lui en se frottant les yeux.
- Touristique, mais pas trop !
Quelques instants plus tard, ils quittaient le studio, légers. Dans l'escalier, il râla un peu. «Je vais m'arrêter à la voiture pour y prendre les espadrilles... Je serai plus à l'aise qu'avec les chaussures.»
Après ce petit détour, ils partirent enlacés découvrir le village. La rue principale était pittoresque et abritait des petits commerces. Ils firent du lèche-vitrine devant chacun d'eux, n'en négligeant aucun. Il sentait la fatigue se dissiper devant la bonne humeur des commerçants qu'ils croisaient. («Non, mais tu as vu ces chaussures de marche ? Je les ai payé deux fois plus cher chez nous !») Assoiffés, ils s'assirent à une terrasse. En sortant le porte-monnaie de sa poche, il fut prit d'une soudaine inquiétude et se releva subitement. Il inspectait toutes ses poches une à une.
«- Que se passe-t-il ? Demanda-t-elle. Il était devenu livide et répondit d'une voix blanche.
- J'ai perdu les clefs !...
- Mais non, ton trousseau est là ?
- Ce sont les clefs de la voiture et de la maison. Les clefs d'ici n'y étaient pas attachées. Deux clefs plates reliées par un anneau : l'entrée de l'immeuble et la porte du studio... Et je ne les retrouve plus ! Fit-il d'un air affolé.
Après un instant de réflexion, elle se fit rassurante :
- Calme-toi !.. On ne s'est arrêté nulle part, sauf à la voiture. Tu les as probablement posé dans le coffre, le temps de changer de chaussures, et tu as oublié de les reprendre. On va les retrouver en rentrant !
Il se jeta sur cette explication comme un affamé sur un morceau de pain. La conscience soulagée, ils sirotèrent tranquillement leur verre, goutant les vacances qui commençaient. Mais une légère inquiétude subsistait malgré tout.
"- Et si elles n'y sont pas ?
- Elles y sont !"
Si elles n'y sont pas, songea-t-il en aparté, elles sont tombées entre la porte du studio et la voiture... Il n'arrivait pas à se revoir en train de poser les clefs dans le coffre... C'était pourtant le plus probable... Et le plus souhaitable... Il leur avait fallu une demi-heure, en flânant, pour venir jusqu'à cette terrasse au haut bout du village. Sans s'arrêter, un quart d'heure fut nécessaire pour revenir. Il le trouva long. Il se força à penser aux activités des jours à venir. Le sourire engageant de Natacha reflétait un optimisme qu'il aurait bien aimé ressentir.
En enfonçant la clef dans la serrure du coffre, il avait le vague sentiment de vivre un instant de vérité... Ils examinèrent chaque recoin, mais en vain : les espoirs de Natacha furent déçus, les clefs ne s'y trouvaient pas... Entre la porte de l'immeuble et la voiture, la distance était courte. Ils n'y trouvèrent pas non plus ce qu'ils cherchaient.
"- Je propose qu'on fasse le point, suggéra-t-elle en s'adossant à la porte de l'immeuble, close pour eux...
- Il va être rapide... je l'ai déjà fait mentalement sur le chemin du retour : le double est dans le tiroir du meuble ; nous sommes partis légers et je n'ai pas pris ma veste : la carte bleue, le chéquier, les papiers et le portable sont à l'intérieur...Je n'ai pris que le porte-monnaie : dedans, il y a 47,60 €...Et le trousseau de la voiture.
- Le propriétaire habite dans le secteur ? Il a peut-être un double des clefs, lui aussi ?
- C'est un gars à la retraite... Il m'a dit qu'il passait les deux mois d'été à l'étranger...
- Et moi, j'ai vingt euros... Bon... : il va falloir faire appel à un serrurier, il n'y a pas le choix... fit-elle dans un soupir.
- J'en arrivais à la même conclusion. J'ai aperçu une enseigne représentant une clef, sur la place du village.
- Oui, je l'ai vu aussi. Allons-y !"
C'était une petite échoppe, étroite et toute en longueur. En temps normal, ils auraient admiré les différents objets artisanaux en bois exposés le long du mur. La chemise ouverte sur la poitrine, le vendeur était bronzé à souhait. Ernst lui résuma la situation en quelques phrases, avec son sourire le plus enjôleur. Le vendeur écoutait avec un air grave.
«- Vous reproduisez seulement les clefs ou vous êtes aussi serrurier ? Demanda Ernst en conclusion.
- Non, je suis surtout un artisan qui travaille le bois. Pour les clefs, je n'ai qu'une machine à reproduire... Oh la la ! Pour trouver quelqu'un qui vous fasse une ouverture de porte un dimanche ! Répondit le vendeur, le ton empreint d'une sincère sollicitude.
Le sourire d'Ernst s'effaçait peu à peu. C'est vrai, ils avaient oublié, ça... : c'était dimanche... Le vendeur poursuivit :
- Il y a un serrurier au village voisin, dans la vallée. Une dizaine de kilomètres environ, mais je ne garantis pas qu'il soit ouvert aujourd'hui... Il est situé dans la rue principale et il s'appelle Julien Péronnet. Son nom est marqué sur la vitrine de sa boutique. S'il n'est pas ouvert, il faudra appeler SOS serrures. Le problème, c'est que pour intervenir un dimanche, ils vont vous prendre au moins 500 €...»
Le sourire avait complètement disparu. Si la moitié du budget des vacances passait dès le premier jour...
Vingt minutes plus tard, devant la vitrine au store fermé de Julien Péronnet, Natacha proposa sa solution en lisant le panneau des horaires :
«- On dort dans la voiture. Demain, il sera ouvert dès 9 heures. On ne va pas payer 500 € pour une intervention, quand même ?
- Tu as raison, mais de toute façon, les vacances sont gâchées... Il va falloir changer le barillet de la serrure. Elles ont peut-être été trouvées et comment savoir par qui ? Demain, le studio aura peut-être été vidé.
- Elles ont peut-être été rapportées à la gendarmerie ? Tenta-t-elle en rangeant nerveusement une mèche rebelle derrière son oreille.»

Le gendarme était immense. En entrant dans la pièce qui servait à accueillir le public, il enfila ses lunettes de soleil, comme si Natacha l'éblouissait... Il se campa derrière le comptoir, les pouces dans la ceinture et le torse en avant. Il avait l'air de dire : «z'avez pas intérêt à me faire ch... !» En temps normal, Ernst aurait probablement dû surmonter un rire naissant. Mais la situation était toute autre, ce jour-là.
«- M'ssieurs-dames ? Le ton du gendarme était légèrement hautain.
- Nous avons perdu nos clefs, tenta Ernst bravement. Ce sont les clefs du studio que nous louons pour les vacances... Nous venions vérifier si elles n'avaient pas été rapportées chez vous...
- 'Tendez... J'me renseigne...»
Il revint dix minutes plus tard, qui leur semblèrent une éternité.
«- Aucune clef rapportée... Z'êtes sûr que vous les avez perdues ?»
Ernst sentit Natacha s'agacer. Elle commençait à la trouver saumâtre et les limites de sa patience n'étaient pas loin d'être atteinte. Son héros de la veille allait bientôt se transformer en anti-héros gaffeur, comme le carrosse en citrouille.
«- C'est un peu ballot, ce qui vous arrive, continuait le gendarme avec un sourire en coin. 'Voulez faire une main courante ?
- Ne pensez-vous pas qu'autoriser le travail le dimanche va contribuer à faire disparaitre du lien social?» Fit-elle sur un ton légèrement agressif : il lui devenait nécessaire d'évacuer son humeur guerrière. «Non, bien sûr, vous travaillez déjà le dimanche ! Cependant...»
Elle n'eut pas le temps de poursuivre sa diatribe, car Ernst l'entrainait vers la sortie en la tenant par le coude et en lançant un «Merci, au revoir !» plein d'entrain. A l'extérieur, il expira un grand coup.
«- Si tu crois que c'est en se mettant tous les gendarmes à dos qu'on va résoudre nos problèmes ! On a déjà perdu les clefs, tu veux en rajouter ?!
- Oh, la faute à qui ?! Répliqua-t-elle avec un mouvement d'humeur.
Se passant la main sur le front, il proposa d'aller boire un verre pour se détendre.
Sur la terrasse, la jeune serveuse arborait une mini-mini-jupe et un sourire commercial. Il se retenait de la regarder pendant qu'elle épongeait la table d'à côté. Natacha avait l'air scandalisée :
«- Je rêve ou c'est la raie de ses fesses, que l'on voit ?!
- Hmmm ? De quoi parles-tu chérie ? Répondit-il l'air absent...
- C'est plus du service, c'est du tapinage !
Lorsqu'elle apporta les verres de limonade, Natacha lui lança un regard noir, à elle et son décolleté.
- J'y suis ! S'exclama-t-il après avoir bu une gorgée.
Elle le regarda de travers :
- Ce sont les bulles qui te font de l'effet ?
- On a laissé le balcon ouvert !»
Un silence se fit
«- C'est le deuxième étage, chéri !..
- On ne sait pas à quoi ressemble la façade de derrière... Il faut aller voir ! C'est peut-être la solution : si je peux escalader et entrer, je récupère les doubles dans le tiroir et le tour est joué !
- Il faudra quand même changer la serrure...
- Oui, mais il y aura les frais d'ouverture en moins, et on ne dormira pas dehors cette nuit !
- Sauf si tu tombes : à ce moment-là, il y aura les frais d'hôpitaux en plus...
- Je ne te reconnais plus, tu as perdu ton optimisme ? Finis ton verre, il faut vérifier si c'est faisable !
La façade arrière était construite en palier. Si bien que le dernier balcon, celui du deuxième, était le plus étroit.
- Regarde ! Dit-il, enthousiaste. Depuis le balcon du premier, on peut facilement prendre appui sur la séparation, puis sur la gouttière ! Après, il n'y a plus qu'à enjamber !
Elle se fit anxieuse.
- Tu risques de tomber... Dit-elle faiblement.
- Mais c'est la solution !... Je vais aller frapper à la porte d'en-dessous, leur expliquer la situation et leur demander de me laisser entrer. En espérant qu'ils ne soient pas trop rébarbatifs...
- Et comment comptes-tu faire pour frapper à leur porte ?
- Je vais me poster devant l'entrée et attendre que quelqu'un entre, ou sorte...
- Tu ne sais même pas si la gouttière est assez solide pour supporter ton poids ! Devant une requête aussi saugrenue, ils vont te claquer la porte au nez !
- Qui ne tente rien, n'a rien...»
Il savait être têtu. L'attente fut longue. Toutes les tentatives et aller-retours les avaient mené, sans s'en rendre compte, jusqu'à onze heure du matin. A cette heure, le soleil donnait de plein fouet sur ce versant de montagne et il commençait à faire chaud. Appuyés contre la voiture, ils avaient essayé de parler, le ton léger.
"- Avec un peu de chance, ils sont sympathiques. Le premier contact avec les voisins sera tout a fait original !
- Affute tes arguments et arbore ton plus beau sourire... Regarde quand même si tu ne la trouves pas dans les escaliers, en premier. Tu pourrais l'avoir fait tomber devant la porte du studio."
Mais le cœur n'y était pas vraiment. Il se sentait en tort et n'arrivait pas à la dérider. Elle n'arrivait pas à se départir d'un air légèrement boudeur, la joue en appui sur le poing pendant cette attente contrainte.
Tandis qu'ils observaient le vol d'un petit avion de tourisme qui évoluait par-dessus les montagnes, un homme sortit de l'immeuble. Il se précipita lorsqu'il s'en aperçut, mais la porte venait de se refermer. Le voisin resta interdit devant l'air consterné d'Ernst.
«- Vous ne voudriez pas m'ouvrir ? Demanda-t-il avec un geste d'impuissance. Nous avons perdu nos clefs et elles sont peut-être dans l'escalier...»
Le voisin devait avoir la trentaine, un visage sympathique et souriant, une silhouette élancée et sportive. Il tiqua :
«- Alors, je vais vous dire : j'ai trouvé deux clefs, ce matin, à l'endroit même où nous nous tenons...
Après un instant d'incrédulité, Ernst sentit le même soulagement que s'il venait de poser un sac de 50 kilos. Il regarda en direction de Natacha qui était en train de comprendre et de se rapprocher, puis revint à son interlocuteur. La gratitude qu'il ressentait à son égard était telle qu'il aurait été capable de l'embrasser, sans autre forme de protocole. Le voisin continuait tranquillement, en lui tendant la clef :
- Je l'ai essayé, elle ouvrait la porte. Alors, j'ai pensé que celui qui l'avait perdu était en ballade. Je me suis dit qu'on allait bien se rencontrer dans la journée. Si on ne s'était pas rencontré d'ici ce soir, je l'aurai déposé à la gendarmerie.
- Oh la la !... Mais comment vous remercier ?
- Eh bien... Offrez-moi un verre ! Aujourd'hui, je suis un peu pressé, mais demain, je suis libre toute la journée : je loge au numéro 25. Vous me raconterez votre matinée. En vous regardant, j'ai l'impression qu'elle a été agitée...
- On viendra vous chercher à l'heure de l'apéritif.» dit-il, encore secoué par l'émotion, en lui serrant la main.
Le voisin leur fit un signe de tête, un sourire et s'éloigna.
«- Toi qui voulait un premier contact original avec les voisins... On est servi ! Fit-elle, légèrement ironique.
- Il est super, ce voisin !» Dit-il, ne pouvant retenir un rire de soulagement. Il mit toute la mauvaise foi qu'il pouvait trouver en disant :«Cette rencontre, c'est la première note des vacances. Je la trouve excellente !»
Elle le regarda en prenant un air mi-figue, mi-raisin :
«- Oui : en somme, c'est la clef qui donne le «la»...


Marc Bringuier